Couleurs sur la ville !

Port-Louis, capitale africaine du Street Art ? Encore vierges en 2015, les murs de Port-Louis ont, depuis, pris un sérieux coup de jeune, de la couleur et de l’envergure. Un nouvel horizon et d’étonnantes perspectives s’affichent, bien visibles, aux quatre coins du centre-ville, fruit de l‘imagination d’une armée d’artistes venus du monde entier lors des deux premières éditons du festival Porlwi. Comme chaque année, c’est Jurgen Eric aka Gun, membre des collectifs Bark in the Yard (Londres), Style Needs No Color (Berlin), Army of Snipers (Hawaï) et personnage incontournable du comité artistique du festival Porlwi, qui est en charge du Street Art sur le festival. Cette année le challenge est réel. Si les murs gris et délabrés ne manquent pas, les tractations pour dénicher des pans de béton XXL au cœur de Port-Louis restent complexes. Surtout, le thème "Nature" de cette troisième édition impose un cadre "naturel" aux artistes programmés. Un souci ? Aucun !

« On a orienté notre programmation vers des artistes qui ont l’habitude de placer la nature au cœur de leur travail, et ils sont nombreux ! Ils vont amener la nature dans Port-Louis, essentiellement à travers la peinture mais aussi parfois en ayant recours à des installations », nous précise Jurgen Eric aka Gun, qui aura, comme chaque année, attiré dans ses filets une dizaine de pointures étrangères, complétées par les talents émergents de notre île. Alors, qui seront les nouveaux The Ink & Clog ou Quintessenz qui vont colorer Port-Louis ? La canadienne Andrea Wan, l’italien de Hong-Kong Barlo, les drôles — et non moins célèbres — personnages du français Bault, le kenyan Gitahi, un jeune talent installé depuis peu à Maurice, l’allemand Falk Land, le vénézuélien Picar, déjà auteur d’un mur mémorable au lancement de Porlwi rue Remy Ollier, le collectif Chop’em Down Films pour documenter toutes les créations, les personnes gigantesques du réunionnais Meo974, les animaux fantastiques du réunionnais Gorg One et le travail calligraphique du réunionnais Vincent Box. Une programmation magnifique complétée par des artistes de notre île. On y trouve aussi de nouveaux visages comme Daphné Doomun, Deekshan Ramgutte, Emilie Bosquet et Joanna Lagesse. De quoi donner un sacré coup de frais aux murs de Port-Louis. Un plateau extraordinaire. Des noms bien connus ou à découvrir, que nous vous invitons à taper sur Google. Meilleur moyen de réaliser l’envergure de ces artistes qui vont apporter un regard original à des recoins oubliés de notre capitale.

Pour les voir à l’œuvre, il faudra marcher, essentiellement le long de la rue Bourbon et ses alentours, durant toute la semaine du festival, et parfois même avant. La nouveauté ? Un espace historique de notre capitale va prendre des accents Street Art, entre le Grenier et le Moulin. Ici, vous retrouverez Gitahi, Falk Land et Vincent Box. La grande curiosité ? Le mur de Meo974 sur la Mauritius Union. Une œuvre qui s’annonce de la même envergure que celle de Quintessenz l’année dernière. Soit un nouveau totem en perspective pour les rues Bourbon et Sir William Newton ! « J’espère que ces œuvres inciteront les gens à mieux respecter la faune et la flore de notre île, sa biodiversité », conclut Jurgen Eric aka Gun, alors que les premiers artistes commencent à atterrir sur notre île. Direction les murs de Port-Louis !

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